[Test] Garmin QuickDraw Contours

C’est le 4 novembre dernier que Garmin a dévoilé sa nouvelle technologie de bathymétrie : le quickdraw contours. L’occasion était trop belle et nous sommes montés dans un des seuls bateaux français équipé de la version beta… et ça en valait la peine!

Quickdraw Contours, c’est LE maillon manquant chez Garmin. Après avoir rattrapé son retard dans la technologie des sondeurs, avec des systèmes CHRIP, vue traditionnelle, vue sur les côtés et vue du dessus, il manquait le système que ses concurrents avaient mis en place depuis 18 mois, à savoir un système de bathymétrie (carte des fonds).

Là encore, il n’aura fallu attendre que quelques mois pour voir un produit abouti, et surtout très simple d’utilisation! Pourquoi simple? Car il n’y a rien d’autre à faire qu’une mise à jour gratuite de l’appareil! Ensuite on navigue sur le fond de carte qui affiche des lignes de contours des fonds en même temps que vous naviguez! Cette fonction est disponible sur les combinés GPS de la série echoMAP et sur les GPSMAP 527/721/820/1020 ainsi que sur les écrans multifonctions des séries GPSMAP 7400/8000. La fonction Quickdraw Contours est gratuite et fonctionne avec les sondes 2D tradtionnelles, CHIRP, DownVü, Panoptix Down et même avec une simple sonde NMEA 2000.

Garmin Quickdraw Contours
Voilà le sondeur le moins cher compatible Quickdraw Contours

Vous pouvez donc naviguer, du moment que la sonde est opérationnelle pour afficher le fond, le système Quickdraw Contours fonctionne. Dans la réalité, mieux vaut prendre son temps pour sonder et une vitesse de 10km/h est une bonne vitesse pour profiter des détails fournis par le sondeur et pour sonder une vaste zone. Lors du test, nous avons mis à peine plus d’une heure pour cartographier précisément 10 hectares de la Saône. L’eau étant d’une profondeur moyenne de 5 à 7m, le bateau prend 20m de chaque côté, mais plutôt que de sonder tous les 40m, il est recommandé de passer une zone d’abord dans un sens, puis dans l’autre, on évitera ainsi les zones d’ombres pour un maximum de précision. Le sondeur changeait d’ailleurs encore souvent les lignes de contours lors du deuxième passage latéral, preuve en est qu’il faut tout de même prendre le temps de bien faire le travail si on veut de la précision. Pour un maximum de précision, nous avons même recoupé la zone dans l’autre sens, et là les changements à l’écran ont été de moins en moins nombreux, ce qui confirme que la bathymétrie était précise.

Vis à vis de la concurrence

L’avantage par rapport à la concurrence est l’absence de traitement sur ordinateur, seuls les Onix de chez Humminbird permettent de le faire actuellement. Pas d’ordinateur et donc pas de perte de temps, mais aussi confidentialité des données. Si toutefois vous vouliez échanger des zones avec d’autres personnes, il est tout à fait possible de récupérer la carte SD et de copier les fichiers sur un ordinateur. Mieux encore, il semblerait qu’à terme il sera possible de combiner les cartes entre elles, n’écrasant pas les données de l’une ou l’autre, mais agrégeant tout cela, on demande à voir, mais ça serait révolutionnaire!

L’inconvénient est le même que son avantage : il n’y a pas d’ordinateur, c’est donc un souci pour ceux qui aiment travailler tout cela sur un ordinateur pour comparer en même temps sur Geoportail ou Google Earth par exemple. Il faudra donc être à côté de son sondeur pour explorer les zones en détails alors que les autres permettent de les consulter au chaud sur un grand écran d’ordinateur. Pour des pêches en détails, ce n’est pas très important, mais sur des phases de grande prospection, il peut être vite ennuyeux de le faire depuis le sondeur.

Garmin Quickdraw Contours

Et pour la pêche?

Le plus important maintenant : qu’est-ce que cela apporte pour la pêche? Il est certain que pour la pêche de la truite ou de la brème, pas grand-chose. Mais pour ceux qui ont besoin d’analyser des secteurs pour trouver la pêche, c’est un gros plus. On pense donc aux pêcheurs de carpes qui vont pouvoir cartographier grands lacs, fleuves, rivières en seulement quelques heures. A vue de nez, vous pourrez le faire 5 à 10 fois plus rapidement que depuis un pneumatique avec un moteur électrique. Les pêcheurs de carnassiers sont également visés, notamment en allant chercher des zones bien encaissées où le courant semble le plus fort et ainsi aller chercher les amortis créés par le relief. Et bien entendu, les pêcheurs en mer qui sont certainement ceux qui ont le plus besoin des fonds, ne serait-ce que pour naviguer correctement.

Ce formidable outil de prospection va permettre aux pêcheurs les plus pointus d’affiner leur pêche, de prospecter rapidement des zones qu’ils n’avaient jusqu’alors pas eu le temps de comprendre. Je parle en connaissance de cause puisque cette journée de test s’est effectuée sur une zone que j’ai pêchée pendant de nombreuses années, sans jamais parvenir à comprendre parfaitement l’étendue d’eau que j’avais devant moi tellement les fonds étaient chaotiques. 1h de sondage plus tard et après 10 minutes d’analyse, j’ai une idée des courants et des zones de ce secteur!

C’est donc aujourd’hui un grand pas qu’a fait Garmin pour rattraper la concurrence, car la marque propose sur ses modèles moyens de gamme une technologie qui n’est présente que sur des modèles haut de gamme des concurrents. Cette technologie est en plus gratuite, c’est donc un vrai plus, et évolutif avec les prochains évolutions qui devraient arriver.

Garmin Quickdraw Contours

Ce qu’il manque à Garmin

Maintenant que la bathymétrie est opérationnelle chez Garmin, il ne manque qu’un logiciel permettant de lire et de traiter les données sur un ordinateur. Dans le prochain numéro, nous découvrirons un logiciel permettant de le faire avec Humminbird et Lowrance, peut-être qu’il sera à l’avenir lui aussi compatible avec Garmin, résolvant ainsi ce petit handicap.

Désormais, il ne manque plus qu’à Garmin une vraie communication avec des moteurs électriques, pour suivre une dérive tracée sur le sondeur, ou suivre une profondeur précise en barrage. Avec ça, tout serait réuni pour être à la pointe de la technologie.

Magazine de pêche 1max2peche #13

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