Technologie au service de la pêche à la carpe

La technologie au service de la pêche à la carpe

Nous voici en 2016, un peu plus de 30 ans après les débuts de la pêche moderne de la carpe. Les outils que nous possédons aujourd’hui pour nous aider dans notre loisir sont de plus en plus perfectionnés et sont issus des dernières technologies sur le marché. Voici un petit tour d’horizon des différents dispositifs qui nous sont apparus depuis ces 30 dernières années.

« Ce n’est pas de la pêche ! », « … lignes électroniques… », etc., sont autant de termes que les pionniers ont entendu dans leur dos lorsque les cannes furent posées sur les premiers détecteurs de touches électroniques. Bien que ces précieux indicateurs existaient depuis un bon nombre d’années en Angleterre, les premiers apparus en France ne le furent que tardivement et dans les débuts des années 1980.

Premiers pas vers le modernisme

Système ingénieux qui consiste, grâce au déplacement du fil dans un système de détection, à alarmer le pêcheur de toutes tensions anormales de la ligne par un signal sonore et lumineux. Tout cela a considérablement évolué avec le temps et de nombreuses options se sont greffées progressivement. Mais la vraie évolution furent les centrales sans fil qui permettent de pêcher plus discrètement et surtout, dans certaines conditions de pouvoir s’éloigner des cannes sans crainte de de ne pas entendre les touches. Aujourd’hui, ils sont devenus très courants et quasiment tous les pratiquants réguliers ou baroudeurs en ont.

Technologie au service de la pêche à la carpe
Détecteurs de touche et centrale sont des éléments de base

La connaissance du terrain

Les sondeurs furent rapidement nos précieux alliés là où les embarcations sont autorisées. En effet, rien n’est plus fastidieux que de passer des heures à sonder à la canne avant de trouver des spots. Les premiers sondeurs utilisés pour notre pêche permettaient, grâce à un graphique de sonde, de déterminer la profondeur quasi exacte se trouvant à l’aplomb de l’embarcation. Ceci a permis de passer beaucoup moins de temps à sonder et de pouvoir plus rapidement placer ses montages. Très rapidement, il fut possible de connaitre la présence de roche ou de vase grâce à la fameuse ligne grise, ainsi que de trouver herbiers et structures grâce à une amélioration de la résolution et à des paramétrages plus précis. A présent, l’évolution est telle que le rendu à l’écran est en couleur avec des définitions très importantes. Les technologies des transducteurs ont également fait un bond extraordinaire grâce aux technologies militaires : en plus d’un balayage vertical, nous pouvons également effectuer des balayages obliques et horizontaux avec une finesse époustouflante. Les images à l’écran permettent ainsi de localiser à la fois ce qu’il y a en dessous de l’embarcation, sur les cotés et même à 360°. Le tout, bien entendu avec une formidable précision. Toutes les structures sont ainsi visibles avec un réalisme impressionnant, chaque pierre, tronc d’arbre, herbier et même poisson est ainsi détecté et rapporté au pêcheur. Il en résulte un temps de sondage considérablement raccourci, et une connaissance des fonds qui n’a jamais été aussi précise.

Les GPS sont également arrivés dans nos mains. On peut ainsi remercier les technologies militaires qui nous ont permis, dans un premier temps, de mémoriser avec une précision de 3m chaque hot spot que nous avons pu découvrir. Rapidement les cartes ont fait leurs apparitions et la précision fut améliorée pour n’être plus que de 1m. Sur le sol français, les cartes électroniques des fonds hydrographiques dulcicoles ne sont pas développées ou manquent de précision, alors qu’en mer, certaines cartes offrent des positionnements des lignes de sondes pouvant parfois être de l’ordre de 0,5 à 3m d’inter distance. Cela à pour effet un rendu visuel bluffant. Mais les fonds n’étant pas précisément sondés, les petits détails ne sont pas encore répertoriés. A noter qu’une cartographie très détaillée du lac Léman vient d’arriver sur le marché. Elle est par ailleurs l’une des cartographies des fonds aquatiques (mer et rivière confondues) les plus précises sur le secteur européen. En espérant que d’autres vont rapidement suivre.

Imaginez que sondeurs et GPS puissent alors être combinés et fonctionner interactivement pour encore davantage nous aider dans nos travaux ! C’est bien évidement le cas des appareils que nous utilisons aujourd’hui. Les « combinés » sont des outils indispensables aujourd’hui. La cartographie nous permet de localiser la zone à prospecter, le sondeur de repérer avec précision les différentes cibles que l’on enregistre sur le GPS afin de pouvoir y retourner. Il est bon de noter que sur les appareils haut de gamme, il est possible d’enregistrer tous les éléments que vous avez pu découvrir en sondant. Ceci permet, une fois que ces données sont transférées sur votre ordinateur, de vous créer une cartographie ultra précise des fonds, celle-ci prouvent également être visualisée en 3D pour une immersion totale. Enfin, ces données peuvent également être partagées au sein d’une communauté afin de pouvoir alimenter des cartographies virtuelles que d’autres personnes pourront également faire progresser et consulter également. Nous pouvons espérer ainsi rapidement voir apparaitre des cartographies de nos différents cours d’eau de la même qualité que celle du Léman.

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Sondeur et GPS deviennent vite indispensables
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Sur le côté droit on distingue nettement une carpe

La propulsion écologique et silencieuse

L’utilisation des embarcations fut nécessaire dans les grandes étendues. L’usage des rames est le moyen de propulsion le plus économique, mais il faut avouer que l’utilisation d’un moteur représente un atout pratique et permet de gagner du temps. Ceci dit, l’usage de moteur thermique n’est pas autorisé dans toutes les eaux navigables à cause des carburants et des huiles qui sont des polluants nocifs. L’apparition des moteurs électriques fut alors très bien perçue par la population carpiste qui l’a immédiatement adopté. Leur vitesse n’est pas importante et l’autonomie étant limité par les batteries utilisée, ils conviennent néanmoins à la plupart des pêches que nous pratiquons. Les technologies actuelles permettent une plus grande autonomie, une navigation en silence et même de coupler son moteur a un module GPS nous permettant de nous rendre sur un lieu de pêche sans se soucier de la navigation.

Ne plus être isolé

L’apparition des téléphones portables fut quelque chose de bénéfique. Elle a permis aux pêcheurs de longue durée de pouvoir communiquer avec leurs proches, ce qui fut, pour ceux qui ont connu la pêche avant les années 2000, une vraie aide. En cas d’accident, un téléphone portable permet d’appeler de l’aide, c’est donc un outil de sécurité également. Aujourd’hui, la technologie ayant très nettement progressée, nos téléphones se sont transformés en smartphones : il s’agit de véritables concentrés de technologies qui permettent encore de téléphoner, mais également de se mettre en relation avec internet. Moteurs de recherches, réseaux sociaux sont ainsi à notre portée. La géolocalisation permet de trouver facilement son chemin, d’avoir accès aux cartographies du terrain et aux vues aériennes. Il est également possible de regarder des films lorsque l’attente est trop longue. En bref, un outil qui offre quasiment les mêmes prestations qu’un ordinateur mais pouvant être logé dans la poche.

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Les smartphones permettent de rester en contact avec le monde moderne …. et lire votre magazine préféré 😉

Vision sous marine

Au début, si l’on voulait savoir ce qui se passe sous l’eau, il fallait tout simplement s’équiper de matériel de plongée, et s’immerger physiquement dans l’onde afin de découvrir ce qui se trouve réellement sous la surface. Ceci a donné naissance au divefishing qui fut démocratisé dans les années 2000 grâce aux médias. Mais avec l’évolution des technologies, des caméras sous-marines de petits formats sont rapidement apparues. En fait, il s’agit de caméras de type « action cam » dont la célèbre Gopro fut l’ambassadrice. Elles sont toutes équipées de boitiers étanches capables d’être immergés à des profondeurs d’au minimum 30 m ce qui est largement suffisant dans notre cas. Il est donc aisé de placer ces caméras devant nos spots et de filmer ce qui se passe, d’analyser les comportements des poissons qui s’alimentent autour de nos pièges. Certaines marques d’articles de pêche ont par ailleurs réussi à filmer toutes leurs pêches à l’aide de matériel plus perfectionné et ont réalisé des vidéos commerciales qui ont marqué les esprits. Nos caméras d’action sont limitées par leur autonomie, et n’ont pas de retour vidéo, mais ont permis tout de même de réaliser de belles images aquatiques. Bien entendu, elles permettent aussi de filmer des scènes de pêches terrestres telles que départs en direct et combats qui inondent aujourd’hui le net pour notre plus grand plaisir. A noter enfin, que sont arrivés sur le marché des caméras qui se fixent directement sur la ligne des pêcheurs, ou sur des marqueurs sondeurs. Il est ainsi possible de voir encore plus de choses qui pourraient nous échapper.

Le modélisme au service des pêcheurs

Nous ne pouvons pas aborder ce sujet sans vous parler des fameux bateaux amorceurs. Ils furent dans un premier temps considérés comme gadget ou jouet, mais les carpistes ont rapidement compris l’intérêt de cet outil. Dans un premier temps, les baitboats ont permis d’apporter ligne et amorçage à longue distance ou sous les frondaisons ou structures aériennes. Ils furent rapidement équipés de sondeurs qui ont permis de pêcher dans des conditions proches d’une dépose depuis une embarcation, sondage à la canne exceptée. Certains modèles sont également équipés de sondeurs GPS perfectionnés, de caméras sous-marines montée sur câble et pouvant être immergées a la profondeur désirée, de différents systèmes d’amorçage. Toutes les différentes technologies employées en modélisme se retrouvent dans nos bateaux amorceurs. Il en résulte un outil qui peut être utilisé dans les pêches de tous les jours dont seule la météo peut limiter l’usage. Il convient toutefois de respecter les distances de dépose afin de ne pas empiéter chez le voisin ce qui pose parfois problème compte tenu de la portée importante de ces outils.

Technologie au service de la pêche à la carpe
Le fameux bateau amorceur équipé de son sondeur

Pour les fans de modélisme aérien, est apparu sur le marché un drone capable de transporter montage et amorce sur les spots. Ils représentent une alternative aux bateaux amorceurs, qui bien que discret, émettent tout de même un bruit de moteur et une ombre qui parfois semble perturber l’appétit des poissons. Le fait de ne plus être en contact avec la surface rend ses engins furtifs, seul le bruit des appâts et montage tombant dans l’eau pourront éventuellement effrayer nos cibles. Ce drone ne bénéficie pas d’une popularité encore chez le pêcheur car couteux et nécessitant des aptitudes au pilotage, mais il pourrait bien faire de nombreux adaptes dans l’avenir.

Enfin, les drones classiques peuvent être utiles dans notre pêche. Equipés d’une caméra et d’un retour vidéo sur un smartphone, ils permettent de scruter la surface de l’eau tel un oiseau, permettant d’observer nos postes à la recherche d’herbiers, de haut fond ou tout simplement de poissons. Là aussi, il vous faut certaines aptitudes au pilotage mais avec un coût plus abordable et de manière amusante.

Quels seront les nouveaux outils de demain, nous l’ignorons encore. Bien qu’il semblerait que nous ayons plus ou moins fait le tour de la question, nous pouvons espérer l’apparition de nouveaux instruments qui pourront encore d’avantage nous simplifier notre loisir et nous ouvrir de nouvelles perspectives.

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Le nouveau joujou des carpistes : le drone

 

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