Silure menacé en France ? Quel impact sur les autres poissons ?

La survie du silure dans les eaux françaises est sous la menace de quelques décisionnaires qui risquent de porter préjudice à tout un pan de la pêche en France d’ici quelques semaines. En effet, il nous a été rapporté qu’une proposition de loi pourrait bien voir le jour d’ici quelques mois, au premier semestre 2017, permettant de classer le silure comme espèce nuisible. Toutes les agitations en coulisses nous permettent de penser qu’une proposition est en train d’être débattue.

Comment est-ce possible ?

Les pêcheurs professionnels ont le silure dans le collimateur depuis quelques temps, l’accusant de tous les maux, bien souvent à tord. Clairement, il est considéré comme coupable d’un manque à gagner en ayant pris la place d’espèces plus nobles et surtout bien plus lucratives. S’ils sont peu nombreux, les pêcheurs professionnels ont un lobbying très actif ! Très récemment, ils ont tentés, et réussie dans certains endroits, à négocier de nouveaux baux de pêche ! (Une fois que l’on a tapé tout un secteur, il faut bien changer d’endroit…) L’objectif affiché est une explosion du métier avec de la création d’emploi… ce qui fait plaisir aux élus qui voient cela d’un très bon oeil sans se soucier de l’impact que cela peut avoir sur le milieu aquatique… ni sur le fait que ces poissons ont de fortes traces de PCB. Avec ce puissant lobbying auprès d’élus, ils tentent ainsi d’attribuer une culpabilité du silure sur différents points (les migrateurs en ce moment) dans pour le classer en nuisible, et donc le prélever en grande quantité. Tout cela se base sur une étude « scientifique » partielle, et remise en cause, sur laquelle se base le syndicat des pêcheurs professionnels. Et quand on sait que la femme du président a fait partie de l’étude, on a du mal à être certain de l’intégralité morale de cette personne… et de cette étude. Nous vous en avions parlé il y a quelques temps dans cet article.

Pêche du silure, le prédateur de l'eau douce
Un affut d’école pour ce mastodonte au fond du Rhône

Quel impact ?

La pêche du silure est la seule pêche vraiment sportive en eau douce. Ce n’est pas le combat d’un sandre qui va vous faire dégouliner de sueur et vous tétaniser les bras pendant plus de 30 minutes. Moins de silures, c’est moins de pêcheurs de silure (qui se reporteront peut-être sur d’autres espèces), moins de guides spécialisés, moins de matériel vendu et toute une économie qui va en faire les frais. Niveau pêche, peu de choses risquent de changer car des silures il y en aura toujours… Peut-être que sur certains echosystèmes particuliers, de faibles superficie, il peut être nécessaire de réguler un peu l’espèce (et encore), sur de vastes étendues d’eau, l’espèce se régule d’elle-même sans qu’il y ait une vraie incidence sur les autres poissons et une mise en danger de l’echosystème (voir ci-dessous).

Quel impact pour les autres poissons ?

Classer le silure en nuisible, dans l’optique de le pêcher au filet pour le réguler, c’est prendre un risque énorme pour tous les gros spécimens ! Ces gros filets ne laisseront aucunes chances aux gros spécimens de sandres, de brochets et de carpes ! Concernant ces dernières, leur valeur peut-être énorme si elles sont vivantes car la demande des plans d’eaux privés est très forte ! Il suffit alors à notre pêcheur pro peu scrupuleux de contacter une pisciculture qui récupère le poisson, établie des papiers en règles et le revend à un plan d’eau privé plusieurs milliers d’euros. Voilà comment le domaine public engraisse les plans d’eaux privés qui pullulent de plus en plus !

Comment agir et contrer tout cela ?

Une pétition est en cours… que l’on soit clair, ce n’est pas la pétition en elle-même qui empêchera directement le classement du silure en espèce nuisible, mais si cela fait assez de bruits dans le monde de la pêche de loisir, cela remontera aux oreilles de la FNPF qui aura aussi l’occasion de présenter cet argument pour défendre la position des pêcheurs de loisirs à ce sujet. Il est urgent d’agir et de s’unir contre les pêcheurs professionnels qui veulent imposer leur vision sur le monde aquatique !

Silure sur son poste de confort, sous la protection d'une couche
Silure sur son poste de confort, sous la protection d’une couche

Le silure est-il vraiment néfaste ? Un cas concret pour prouver le contraire.

Il y a beaucoup d’études qui prouvent le contraire mais je vais m’appuyer sur un exemple concret : la Saône ! Le berceau de la pêche du silure connait ce poisson depuis des dizaines d’années avec des anciens records de France d’ailleurs. S’il y a effectivement une espèce de poisson que j’ai vu disparaître, c’est le poisson-chat. A vrai dire, je ne m’en plains pas ! En pêchant la carpe depuis 15 ans sur la Saône, en changeant mes habitudes et ma façon de pêcher, je n’ai pas rencontré plus de 5 silures ces dernières années !  Alors que des silures, il y en a pour ceux qui veulent les pêcher !  Des sandres aussi il y en a ! Et que dire des brochets qui ont fait une superbe fraie et qui se retrouvent par milliers dans les nénuphars promettant de belles années de pêche du carnassier en Saône. Toutes ces espèces cohabitent parfaitement, ont demandé un peu d’adaptations aux pêcheurs et ont même permis la création de quelques emplois avec quelques guides spécialisés. Alors à l’heure qu’il est, sur la Saône, je vois clairement la présence du silure comme une bonne chose plutôt qu’une mauvaise !

Signer la pétition

 

19 commentaires

  1. Si le silure n’est pas considéré comme nuisible ,…. il n’empêche qu’il prend la place très haut dans les rôle des carnassiers et qu’il devient apparemment une espèce dominante , ce qui veut dire plus important en nombre que d’autres espèces ,logique c’est un Alpha !!!….et comme on dit l’union ou le nombre fait la force et dans ce cas là comme partout il ne va pas se gêner pour remplacer et éliminer les concurrents…. les pêcheurs sont très bien placés pour rendre compte de l’ évolution des espèces sur leur lacs favoris , bien plus qu un compte rendu des « pro glane » qui sont figés dans leurs commentaires et certitudes , pourtant les faits sont là !!!! …oui ,le silure a sa place , mais dans les grands fleuves et grands espaces que sont les deltas et autres marais , et non dans les lacs , étangs , gravières ,ruisseaux , mares et autres entendues fermées !!!!

     » le silure n’est pas un nuisible  » … ce message tout le monde le connait ….on devrait maintenant aussi formuler un message pour les abrutis de ne pas l’introduire n’importe ou !! le vrai probleme , est l’introduction du silure dans tous les cours d’eaux et plan d’eaux …. oui le silure a sa place dans les grands fleuve , comme Rhône, Rhin , Saône , delta , marais ,.. etc … et bien sur le Danube et son delta de 3 000 km2 d’ ou il est originaire ….. l’introduire dans des marres , étangs , lacs ,rivieres et ruisseaux et même secteur de première catégorie ou il n’a pas vraiment de place et sa place !!!! alors du silure oui !!! mais pas n’importe ou !!!! quand aux défenseurs qui le connaissent très bien , ils défendent aussi leur job et leur porte feuille ,, le silure est un opportuniste ,donc se nourris de tous ce qui est a sa porté , et ne se cantonne pas a déguster des moules , tanches ou brèmes et mulets ….
    .

    1. Écouté monsieur chez moi il y a un lac de 750 hectares ou l’on trouve bien-sur des silures, à ma connaissance 2.20m c’est courant. D’après les vieux pêcheurs viandard de mes couilles il n’y aurai plus de sandres ni de brochets à cause du silure. Alors pourquoi quand on va pêché avec les copains ont arrivent à faire du brochet, jusqu’à 10 dans une matinée, que nous remettons bien-sur à l’eau après la traditionnel photos. Moi je pense que chacun a ça place, vous dites que le silure est opportuniste, je suis complètement d’accord avec vous, mais vous pensez vraiment qu’un sandre ou un brochet ou même une belle perche qui ont une assez bonne vu vont se laissé prendre par un binoclard de silure? Oui ça peut arrivé de temps en temps, je ne dis pas le contraire mais quand même. La je vous entends venir, oui mais il n’y a plus assez de poisson fourrage pour tout le monde. La encore du gros n’importe quoi, on le voit bien au printemps lorsque l’eau commence à se réchauffé les blancs qui se rassemble par milliers, ça bouillonne littéralement… Moi je pense surtout qu’il faut changé ça façon de recherché le sandre ou le brochet et puis aussi en relâché 1 ou 2poissons de temps en temps…

    2. J’invite Ballax à la politesse et la modération.
      Le silure est présent sur la Saône depuis 40 à 50 ans, s’il n’est pas le responsable de la chute des prises de brochets, perches et sandres, il y a participé qu’on le veuille ou non. C’est comme le sandre un poisson « importé » et une réflexion sur le sujet n’est pas incongrue et jusque là ce qui manque c’est l’objectivité. Le problème d’aujourd’hui (sur la Saône) c’est le manque de nourriture. Dans ce cas là c’est le plus fort qui gagne et malgré tout sa population est en baisse….Il convient de se poser les bonnes questions et de soigner les causes: pollution, navigation, cormorans..etc
      Sur cette Saône les dégâts fais par ces trop gros bateaux sont pires que tous le reste.
      Mr Julliard, pour ce qui est de la quantité de brochets, je suis plus sceptique.encore faut-il qu’il y ait des nénuphars ou des joncs.

    3. Bonsoir pecheurcatalan.je suis tout a fait d accord contre l introduction de silure ds les petits plans d eau.seulement en pechant ds un petit etang d eau privee du loiret nous sommes tres peu a le pecher et la plupart denigre le silure(j aime aussi ce poisson)j en ai vu en pecher et le jeter illico ds les bois derriere le lac.il m est arrivé de retourné le cherché ds les fourrés pour le relaché sans etre vu.tellement il est malvu.maintenant c est un etang gerer par une asso il relache principalement du blanc et carna mais surtout pas de silure.comment serait il arrivé la?d apres certains ce serait dus aux grand oiseaux(herons,etc…)qui transporterait les oeux sur leur ailes et qui viendrait des eaux voisines?si c est le cas(ca peut paraitre plausible)comment limite ca??bien a vous.j aime tout les poissons.tous repartent a l eau.pour finir j ai vu de mes yeux des carpistes parisiens en seine tuer des chevesnes et bremes sous pretextes qu ils etaient nuisibles.juste honteux tout ca….

  2. Le silure est une manne, l’opportunité de faire de l’argent en faisant croire qu’ils agissent dans l’intérêt de l’environnement. Ainsi, ils tentent de se donner une image qu’ils n’ont pas vraiment non seulement sans rien débourser, mais en plus en s’enrichissant! Ils ne demandent pas à avoir le droit de ramasser les corbicules…

    J’aimerai bien qu’au lieu de s’offrir le Tour de France, les instances de la pêche s’offre les services d’un réel cabinet de lobbying tant français qu’européen afin de défendre non pas ardemment sur les sujets qui nous préoccupent (car je ne doute pas qu’elles le fassent), mais efficacement! Il y a par exemple des sujets de longue date qui ne bougent pas, comme le cormoran qui réduit de plus en plus les peuplements de gardons, perches sandres… dans les grans milieux car ce sont les espèces qui se rassemblent en grands bancs l’hiver… (je me demande d’ailleurs si les études belges en cours sur la raréfaction du gardon prend ça en compte)… Il y a aussi cette volonté d’araser tous les barrages sur les rivières. Si à la base, il s’agit d’une bonne action, bon nombre de rivières ont été au cours des siècles si chenalisées que l’application de ce principe, sans mesures de réhabilitation sérieuses pour retravailler l’hydromorphologie de nos cours d’eau conduirait inévitablement à une réduction massive de la biomasse ainsi que de la diversité spécifique en poissons (et là, il y a pas mal de bibliographie scientifique, ce n’est pas comme les pseudo-études sur le silure pseudo-nuisible)…

  3. Bonsoir, aujourd’hui une mobilisation se produit contre l’éventuel classement du silure comme un poisson pouvant provoquer des déséquilibres et qu’il faut dans certaines circonstances réguler voire éliminer. N’oublions pas que le véritable débat n’est pas dans cette classification, mais la justification de voir d’ici 2020 notre domaine halieutique compter 500 pêcheurs professionnels de plus. Les deux décisions sont étroitement liées. En effet, il est prévu une aide financière très importante pendant 3 ans à tout nouveau pêcheur professionnel. Pour justifier auprès du contribuable, le pêcheur pro va se voir confier la mission de réguler le silure moyennant finance. Cette fillière est en régression depuis 20 ans, voilà une profession qui à quelques exceptions ne gagne pas contreventement sa vie. 500 de plus c’est 500 filets de plus en travers de nos fleuves rivières et lacs, des filets qui ne font pas la distinction, qui vont piéger tout ce qui passe, silure mais aussi, carpe, et poissons migrateurs. Ce que je veux dire c’est que le projet de M. Boisseau est présenté avant tout pour l’installation de 500 nouveaux pêcheurs pros, en justifiant cette intention par la nouvelle classification du silure. Mais qui sommes nous pour dire à la nature que cela est bien ou pas ? Pourquoi nos politiques décident en fonction d’un entourage de consultant et d’expert peu souvent crédibles. Cela vient d’être dénoncé par une commission à l’Assemblée Nationale…nos politiques s’entourent de gens peu crédibles à commencé par l’ONEMA. Nous avons tout de même une satisfaction qui laisse présager à mon avis que le dossier ne va pas se traiter. En effet depuis septembre 7 demandes d’installations de pêcheurs pros ont été refusées par les préfets, lesquels préfets représentent l’application et les désidératas de L’État. On croise les doigts, mais on signe aussi et on se sort aussi de son écran pour faire bouger notre loisir.

    1. l’installation de professionnels n’a pas attendue un quelconque classement du silure comme nuisible, les mesures facilitant leur installation sont déjà effectives et nullement conditionnelles. Le silure introduit par les AAPPMA, fédérations et autres fans de « pêche sportive », sert aujourd’hui d’argument pour reprendre la main sur le domaine fluvial, quelle réussite! Les gestionnaires d’aujourd’hui devront essayer de sauver les meubles si possible.

  4. Bonjour à tous,

    A lire les magazines ou certains forums, je pourrais être l’un des premiers à crier sur le silure comme « mangeur de sandre, de carpes, etc… ».
    Mais ma théorie démontre le contraire et j’ai pu le constater dans de très nombreux sites. Le silure a sa place dans l’équilibre des milieux.
    Aujourd’hui, on ne parle que du silure comme un poisson qui dérègle les echosystèmes mais que devrions nous dire des grosses carpes, des tonnes de brêmes de 1 à 3kg, etc… Des poissons qui n’apportent plus rien dans la chaîne alimentaire et occupe une part importante de la biomasse d’un plan d’eau ou d’un fleuve. De cela nous n’en parlons pas !!!
    Sans aucun prédateur, comme dans tout les milieux, les populations vieillissent et sans prélèvement peuvent dans le temps créer un déséquilibre dans les classes d’âges. A savoir bcp de petits, bcp de gros et peu d’intermédiaire. Ceci est valable pour toutes les espèces: brochet, sandre, silure, carpe, brême etc…
    Aujourd’hui le pb des carnassiers est résolue par la consommation. Automatiquement une régulation parfois néfaste existe par la conservation des poissons capturés. Cette conservation n’existe pas pour les gros cyprins qui occupe une part importante de la biomasse.
    Chaque milieu produit X kg de poissons à l’hectare ou au linéaire de rivière. Si à l’instant « t » il y’en a moins cela profite aux poissons « survivants », s’il y’en a trop, il y’a dérèglement.
    La nature est faite ainsi… Et quand les populations vieillissent, la place des gros occupe celle des plus petits. Si un étang peut produire 50kg de carnassiers et que vous avez 5 brochets de 10kg, il y’aura jamais plus de 5 poissons tant qu’un des 5 n’aura pas disparu. Cela s’appelle l’équilibre du milieu, un équilibre proies/prédateurs.
    Mais si ce même étang contient 400kg de carpes de 4 à 10kg (en aucun cas des proies) et 300kg de brêmes de 1kg (idem) pour seulement 150kg de petits cyprins. Et bien la quantité de carnassiers sera toujours limité a un prorata sur les 150kg de petits cyprins (1kg de carnassier pour 3 à 5kg de blanc). Là aussi de la même manière, tant que les X kg de gros cyprins n’auront pas disparu se seront autant de kg occupés dans la biomasse.
    Le silure a inversé la tendance dans nos eaux en tapant justement sur ces densités de grosses proies vieillissantes. Et en éclaircissant les rangs, il a favorisé le renouvellement de la biomasse.
    La nature a toujours eu horreur du vide, si 50kg de brèmes/carpes/tanches/carrassins et j’en passe de 1kg disparaissent c’est autant de nourriture disponible pour les autres. Et si un équilibre est établit se sont autant de petits cyprins qui en profitent. Il y’aura jamais plus de prédateurs que de proies… Or 50kg de gros cyprins n’ont jamais nourrit des sandres, perches et autres black-bass. Mais vu que la nature redémarre toujours par le bas (les poissons naissent pas à deux kg), que pensez-vous de la prolifération de 50kg de petits cyprins de 10cm ? Cela représente, je ne sais pas, peut-être 3000 individus !!!

    Ici il ne s’agit que d’un exemple sur 50kg, mais à plus grand échelle d’un lac ou d’un fleuve, cela représente combien de tonnes de petits cyprins ??? Autant de bouffes qui étaient indisponibles auparavant pour les « petits carnassiers » qui l’est désormais par le renouvellement des populations. Cette nouvelle manne de nourriture re-dynamise les milieux et se sont autant de carnassiers plus petits qui peuvent en profiter. Sur de nombreux sites français, on a vu un retour en force de certaines espèces suite à l’arrivée du silure. Et si certains sandres ou brochets sont parfois coffrés par un silure. Il en est de même pour les perches qui chassent abondamment les alevins de petits sandres au printemps, que des brochets qui coffrent des silurots ou des sandres, etc…
    En sachant que le silure n’a pas un régime à 100% de poissons, qui plus est…. entre les mollusques, les vers, etc…
    En revanche, je rejoints certains écrits sur le fait que le silure n’a pas sa place dans les petits milieux. Un étang de 1ha n’a aucun intérêt à recevoir ce poisson; il en est de même pour les petites rivières. Les introductions illégales pour le plaisir de certains sont dénonçables. Mais cela va pour tous les autres carnassiers qu’on essaye parfois d’implanter dans des milieux ou on ferait mieux de préserver l’existant… Vaste débat !

    1. Les grands cyprinidés sont des poissons qui ont atteint la taille critique leur permettant d’échapper à leurs prédateurs habituels, c’est au même titre de des capacité de reproduction importante un outil naturel de préservation de l’espèce, reproduction qui permet de produire de nouvelles proies. Selon votre théorie j’en déduit qu’il faudrait prélever les grands carnassiers qui n’ont pas non plus de prédateurs. L’absence du silure n’a jamais par le passé permis d’observer des proliférations incontrôlées de poissons blancs, un facteur limitant naturel est le potentiel alimentaire du milieu. Les milieux naturels savent créer leurs équilibre, l’homme y est souvent un élément perturbateur par ses intervention en dehors d’une prédation normale.

  5. Franchement, tout ça me dégoutte. Comment on est-on arrivé là ? Encore à cause de la connerie humaine, et surtout de certains « cons » qui croient pouvoir manier mère nature comme ils le souhaitent, sans en réfléchir les conséquences.
    Je ne supporte absolument pas que l’on puisse jouer avec la vie d’êtres vivants aussi facilement : « Ah tient, on va implanter des silures pour voir ce que ça fait », et après une fois bien installés « Ah en fait non, ils mangent tout, il faut les exterminer ».
    C’est l’histoire du poisson chat qui est en train de se répéter, tout simplement.
    Nuisible ou pas, c’est de toute façon trop tard. Il faudra apprendre à vivre avec

  6. Bonjour à tous.
    Je suis riverain d’un lac de 200ha et quand j’écoute les anciens, ils me disent que le carnassier se raréfie à cause de la présence du silure.
    Je ne suis pas suffisamment érudit en la matière pour savoir si le silure a ou non sa place dans le lac.
    Par contre, je constate que si nous prenons moins de sandres et de brochets, on ne prenons pas plus de silures.
    Y aurait-il un prédateur mystérieux qui s’attaque aussi au silure?????
    Si j’admets un instant que c’est le silure et personne d’autre qui a décime les populations de sandres et brochets, alors de quoi se nourrit-il aujourd’hui? Assurément pas de la blanchaille car je peux vous assurer que les gardons, brèmes, rotengles et autres perches pullulent dans le lac.
    J’ai fait un autre constat lors de mes parties de pêche: Au feeder, je ne prends jamais de carpillons ou de carpeaux, et je touche régulièrement des gardons et rotengles qui avoisinent les 40cm. Au vif je ne prends jamais de sandres dont la taille est inférieure à 50cm, ce qui me fait rejoindre la réflexion de Julien sur le renouvellement des populations.

  7. je suis inscrit au calendrier de l’avent, mais je ne reçois pas les newsletter ( c’est pas grave ) ce qui m’inquiète c’est l’avenir de la pêche de loisir.j’ai lu votre article sur le silure:excellent! je ferai quelques remarques; les pêcheurs professionnel ont un lobbying très actif, oui! ils ont signés un partenariat avec le WWF pour avoir plus d »appui politique! j’ai fait une recherche sur qui finance le WWF; je suis tomber des nues!! leur logo c’est un panda, ça devrait être un grizzly! quand à nos élus je pense qu’il faudrait leur rappelé que le chiffre d’affaire de la pèche de loisir en eau douce c’est 2 milliards d »euro!!(http://www.letelegramme.fr/economie/peche-2-milliards-au-bout-de-la-ligne-08-03-2014-10067984.php?redirect=true) avec un bel avenir! à contrario de la pêche pro qui n’en a aucun! (épuisement rapide des stocks,pcb,métaux lourds, pollution) quand à l »impact des silures sur des echosytemes de faible superficie je serai tenter de dire aucun.en effet, j’habite à cotè d’un plan d’eau (libre) de 10hect les silures sont présent depuis 15ans.il se prend toujours autant de gardons,brèmes etc. j’ai fait un relevé stomacal sur un ,il était gavé d’écrevisses.la nature sait très bien gérée.!

  8. LA PECHE DE LOISIR DANS NOTRE DÉPARTEMENT EST LA CIBLE D’UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT

    Monsieur Le Préfet,

    Monsieur le Député Maire,

    Monsieur le Président du Conseil Départemental,

    L’heure est grave puisqu’un pêcheur professionnel a candidaté auprès de la DDT90 pour pêcher le canal du Rhône au Rhin.

    Il serait, si son dossier abouti, autorisé :

    – à pêcher au filet 4h avant le lever, 4h après le coucher du soleil, autant dire toute la nuit.

    – à poser 250 m de filet au km de canal de type araignée à maille de 60 mm minimum (pour le gros poisson)

    – à poser 250 m de filet au km de canal de type flottant à maille de 10 mm (pour le petit poisson) TOUT VA DONC Y PASSER !!!

    – à utiliser les engins suivant :

    1 filet de type épervier

    1 carrelet de 2m de côté maximum à mailles de 10mm

    20 nasses à écrevisses à mailles de 27 mm

    10 nasses à poissons ou verveux à mailles de 10mm (aile double ou simple de 10 mètres maximum)

    3 lignes de fond munies pour l’ensemble d’un maximum de 18 hameçons

    6 balances à écrevisses dont le diamètre ou la diagonale ne doit pas dépasser 30cm

    4 lignes montées sur canne et munies chacune d’un hameçon au plus

    CECI n’est plus de la pêche, c’est du PILLAGE !!!!!!!!!!!!!!

    Nous sommes tête de bassin versant et nos vulnérables milieux aquatiques ne peuvent supporter la pression de pêche d’un pêcheur professionnel. C’est intolérable qu’on ose y songer alors que de plus en plus, nous acceptons, nous pêcheurs, de nous restreindre à une pêche inoffensive pour qu’enfin la pêche n’impacte plus les espèces ni les milieux TANT NOUS AVONS CONSCIENCE DE L’ETAT PREOCCUPANT DANS LEQUEL ILS SE TROUVENT. Je suis outré d’avoir à rédiger cette pétition contre un tel projet tant jamais je n’aurais cru qu’il puisse voir le jour… Mais nous y sommes… et l’heure est à la réaction!

    N’y a t’il personne d’autre en France que les bénévoles des AAPPMA, des FDAAPPMA et les pêcheurs de loisirs pour protéger les milieux aquatiques ? Le but est il de dégoutter les bénévoles qui s’investissent continuellement pour nos milieux? Où est le respect du poisson ? L’impacte économique qu’un pêcheur professionnel aura sur nos associations et sur les pisciculteurs locaux a t’il été pris en compte? Bref, plus qu’une aberration, une honte !!

    Nous ne pouvons rester inertes face à cette menace qui vise à détruire ce que nous construisons DEPUIS DE NOMBREUSES ANNEES.

    Chaque poisson capturé dans ce genre de filets sera CONDAMNE A MORT quel que soit sa taille. A l’heure où la pêche de loisir se bat pour la protection des espèces vulnérables (en instaurant une limitation du nombre de capture et une augmentation de leur taille de capture), et prône la pêche NOKILL, pour réduire l’impact de la pression de pêche sur les milieux, NOUS NE POUVONS CAUTIONNER QU’UN PECHEUR PROFESSIONNEL PUISSE anéantir en quelques mois un travail de si longue haleine !

    Accepter l’installation d’un pêcheur professionnel sur le canal du Rhône au Rhin serait provoquer la colère de 3000 pêcheurs de loisir du département, qui n’entendent pas accepter l’inacceptable.

    Nous vous demandons, Messieurs, de mettre un terme à cette aberration afin de conforter les actions des acteurs bénévoles de la pêche de loisir; Bénévoles qui oeuvrent chaque jour pour la Protection des milieux aquatiques et des espèces.

    Vous êtes les plus hautes autorités capables de nous défendre et les seules à pouvoir le faire.

    Espérant que vous mettrez un terme à ce projet intolérable, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Député Maire, Monsieur le Président du Conseil Départemental, l’expression de nos respectueuses salutations.

    la pêche professionnel…. c’est ça!

  9. extrait
    Et celui qui tue par plaisir ? N’est-ce pas la réputation du sandre ? Voilà encore une espèce qui a été indésirable sous prétexte que ses attaques n’étaient pas justifiées et que son origine de l’Europe de l’Est faisait de lui un étranger. Et aujourd’hui ? Qui n’a pas espéré sortir un beau spécimen ?
    Qui ne souhaite pas voir ce poisson vivre dans nos eaux ? Alors si les années nous apportent sagesse, réflexion et modération, peut-être la présence des autres poissons notamment celle des silures sera-t-elle enfin respectée.
    Facile de tuer un poisson ! Plus difficile d’en donner les véritables raisons. Chacun veut faire sa loi ? Mais alors chacun veut se prendre pour Dieu ? Il est quand même bien triste de voir une personne éradiquer une espèce sous tel ou tel prétexte alors que d’autres se battent pour la faire vivre.
    Sa présence a été signalée dès 1860 et sa première capture sur la seille (médiatisée) date de 1977. Plus tard vers 1979, d’autres silures sont capturés, mais leur présence reste rare dans le Rhône, la Saône et la Seille. C’est en 1984-1985 que la densité de silures devient importante et on assiste alors à une explosion démographique. Aujourd’hui, sa rivière natale n’est plus peuplée comme à ces années-là.
    Je pêche en Seille depuis plus de 15 ans et je peux vous assurer que toutes les espèces y sont présentes à l’exception peut-être des poissons-chats. Oui, le silure les a dérangés, il a même probablement pris leurs places, mais les sandres et brochets ont modifié leurs mœurs : on les trouve près des berges sous les branches
    Le “crever” ? Mais pourquoi de tels propos alors que Gestion, Contrôle, Régulation seraient plus adaptés. Oseriez-vous – alors que vous êtes près d’un camping et que de nombreux enfants et parents vous admirent – sortir un poisson, laisser les enfants faire des photos et sortir un couteau pour le crever devant leurs yeux ? Il ne me viendrait pas l’idée de mener une campagne pour tuer les serpents ou les araignées ou tout simplement ce que je n’aime pas !
    Laissons la nature faire. Elle le fait si bien !!! »

  10. Non le silure n’est pas un poisson autochtone. Oui il occupe la position de prédateur supérieur autrefois tenue par le brochet, mais avec un potentiel de prédation nettement supérieur de par sa capacité à ingérer des proies plus grosses. L’auto régulation? Elle intervient, comme pour de nombreuses espèces, que lorsque le potentiel alimentaire ou le territoire deviennent insuffisants. Il est en concurrence avec les autres carnassiers et exerce sur eux une prédation, par opportunisme peut-être, mais bien réelle. Si l’on se base sur son taux de croissance et sa taille maximum, comparés à ceux du brochet, difficile de croire qu’il ne consomme presque rien, sauf à prouver qu’il mange de la salade! Ceci dit, il est là, introduit par l’homme seul animal vraiment nuisible, il faut donc faire avec et ce n’est pas un classement qui le fera disparaitre d’un claquement de doigts. Sa prétendue « sale gueule » ne justifie cependant pas le manque de respect de certains imbéciles, même nuisible un poisson mérite un minimum de respect dans la manière de l’éliminer. Il n’empêche qu’il est urgent d’étudier le problème sans polluer cette étude par des arguments commerciaux ou intérêts personnels, les études connues actuellement montre déjà une forte capacité d’adaptation aux différents milieux et un très grand opportunisme. C’est un poisson de sport, mais si ce seul fait justifie son introduction il est possible de trouver d’autres espèces exotiques aussi impressionnantes auxquelles on pourrait conférer le droit de coloniser nos rivières, jusqu’où avons-nous le droit d’aller au nom de notre sport? Ceux qui sont en manque de sensations peuvent se tourner vers la mer où les poissons peuvent atteindre des tailles encore plus grandes et une puissance supérieure. Nos rivières sont des milieux fragiles souvent agressés par nous même, pour jouer aux apprentis sorciers contentons-nous des espaces clos contrôlables.

    1. Luc ce n’est pas moi lol! Luc Petit …Collectif des pêcheurs de la Région Centre Val de Loire lol!

  11. Les chiffres d’amateurs énervés ne peuvent pas remplacer les données scientifiques qui montrent la diminution de migrants avec l’accroissement des populations de silures. Que faites vous de la biodiversité vous qui ne voyez que votre plaisir de gros bras lourds de la canne. Nos rivières méritent qu’on applique le principe de précaution !!! Si vous voulez du gros allez en mer!!! Je sors des silures, je les tue, je les mange, j’en donne, j’en jette, je n’en fais pas souffrir (enfin, pas plus qu’un gardon. JAMAIS JE N’EN RELÂCHE tant que ce débat malsain masquera les recherches sérieuses à son propos. C’est un prédateur étranger défendu par des égoïste. Je pense au intérêts de nos rivières bien avant de penser à votre plaisir perso.

  12. Pour Jean …. « le silure çà bouffe tout …. c’est toi qui bouffe tout ….  » si il y a une espèce à classer nuisible, c’est bien l’homme …

    …. ……………….. que ça fait pitié …

  13. le silure n a rien a faire en France , et je motive tous les pécheurs à ne pas le remettre à l eau
    Perso je chasse le silure pour débarrasser les eaux d ici et laisser place à nos poissons.
    Désolé pour ceux qui aime pêcher du gros poisson , mais un silure mort est un bon silure
    Perso je préfère chasser le brochet , le sandre
    Il devrait être classé en nuisible et mise à mort obligatoire…

    LE SILURE EST UN OGRE QUI N A RIEN A FAIRE DANS NOS EAUX , IL PERTURBE LA CHAINE ALIMENTAIRE LOCALE

    à la limite le silure en étang pour les fans mais surtout pas en rivières …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer