Sauvé du capot avec du plastique !

Par Johan Chambrier

Première session de l’année, et 2013 commence plutôt bien, à quelques centaines de grammes près, j’égalise presque mon record… Pourtant, cela n’avait pas forcément bien commencé ! Voici un petit récit de cette session hivernale, la stratégie utilisée, les montages, la technique d’amorçage et les appâts employés…

On est le mercredi 23 février, il fait – 4° et je pars en session sur une belle carrière avec mon ami Willy. Je n’ai pas pêché depuis l’automne, je suis donc très pressé d’être au bord de l’eau et malgré des conditions climatiques très difficiles, j’espère vraiment passé un bon moment et, éventuellement, toucher quelques poissons…

 

Une première nuit « test »

Chaque montage est accompagné d’une chaussette soluble composée du fameux Stick Mix Dragonblood.
Chaque montage est accompagné d’une chaussette soluble composée du fameux Stick Mix Dragonblood.

Pour la première nuit, je me devais de dégrossir le terrain en pêchant des spots très éloignés les uns des autres. Les poissons étant moins actifs l’hiver et, par conséquent, se déplaçant moins, je me suis dit qu’il me fallait déjà essayer de localiser les carpes avant de mettre tous mes œufs dans le même panier. J’ai donc opté pour pêcher une bordure habituellement très productive où les poissons sont souvent présents. J’ai également choisi d’exploiter un spot en pleine eau sur lequel j’ai l’habitude de faire quelques touches, puis un autre spot près d’un petit arbre mort.  Certainement de mauvais choix, la nuit fût glaciale, longue, et sans touche ! Au petit matin, ni Willy, ni moi n’avions eu la moindre touche, pas d’activité de la nuit, pas le moindre indice concret pour localiser un poisson.

Remise en question !

Le fond étant parsemé de dressenes, il faut pêcher avec des matériaux qui tiennent la route.
Le fond étant parsemé de dressenes, il faut pêcher avec des matériaux qui tiennent la route.

Le deuxième jour, un changement de stratégie s’impose. Je prends ma canne à sonder et sonde méticuleusement les spots s’offrant à moi sur le poste. A quelques dizaines de mètres du bord, entre deux bosquets d’arbres morts espacés de 40 mètres l’un de l’autre, je trouve un petit banc de gravier, ces derniers semblant être de taille conséquente. Ma première canne ira sur ce spot, ma seconde sera devant l’un des deux bosquets d’arbres morts, la troisième à une cinquantaine de mètres du bord sur un banc de graviers. Quant à ma dernière canne, elle sera placée juste avant une pente douce descendant jusqu’à 9 mètres de profondeur dans 5 mètres d’eau sur un banc de graviers de quelques mètres carré seulement ; une pêche de précision chirurgicale s’impose donc ! Ce plan d’eau comportant beaucoup de dressenes, j’ai principalement axé ma pêche sur des spots disposant de graviers. En effet, les dressenes sont très présentes sur ce genre de substrat, ces spots sont donc de vrais garde-mangers pour les carpes. Pour l’amorçage, j’ai choisi des petites particules (chènevis, maïs doux, graine concassées, etc…) et mes montages étaient accompagnés d’une chaussette soluble composée du stick mix Dragonblood, un must d’attractivité !

Mais cela ne suffit pas

Ce montage aura séduit une carpe, malheureusement, décroche oblige, je n’ai pas eu la chance de la mettre sur mon tapis…
Ce montage aura séduit une carpe, malheureusement, décroche oblige, je n’ai pas eu la chance de la mettre sur mon tapis…

A 1h du matin, première touche. C’est ma canne eschée d’une dragonblood et d’un méga grain de maïs doux artificiel qui déroule. Au bout de quelques secondes de combat, mon corps de ligne est sectionné en deux, sans doute les dressenes… Je refais mon montage et un stick mais pendant ce temps là, mon autre canne déroule ! Cette dernière était eschée d’une Dragonblood et d’un ver de terre. Au bout de 15 secondes de combat, je décroche…

La chance tourne…

Mes agitators sont immobiles, pour le moment…
Mes agitators sont immobiles, pour le moment…

En début d’après midi, le soleil est présent. Alors que je suis au téléphone avec mon ami Kévin et que je lui relate le début de ma session, j’entends quelques « bips » sur une canne de mes cannes. Je vais voir, mon hanger est immobile mais mon scion tremble légèrement. Je prends alors le contact et là, une masse, lente et puissante se met en marche. Le combat est rude, je sens ma ligne frotter contre le fond, je serre les dents car les dressenes présentent dans le fond sont coupantes comme des lames de rasoir. A quelques dizaines de mètres du bord, j’aperçois un poisson que j’estime à une dizaine de kilos. J’ai le sourire mais je commence à paniquer quand je vois que ma tête de ligne en 60/100 est très endommagée. Je souffle quand la partie la plus abîmée entre dans mon moulinet car la carpe me fait des rushs interminables. Au bout de quelques minutes, j’épuise le poisson et ce n’est qu’au moment où je me penche au dessus de l’épuisette pour la déclipser que je réalise la taille de ce dernier : « bingoooo ! », mon premier poisson de l’année, et certainement un des plus gros depuis que je pêche la carpe. Celle-ci fut capturée avec un grain de maïs artificiel flottant et un faux asticot, rien d’autre… Ce montage était accompagné d’une chaussette pva composée de stick mix dragonblood et d’asticots rouges vivants. Le montage était très simple, un plomb discret, une tête de ligne transparente avec quatre plombs espacés de 15cm sur la partie terminale (bien plus discret que du leadcore, gaine ou camo-leader…), un bas de ligne en combi-link dénudé sur les derniers centimètres et un hameçon de 10.

Quel pied de piéger une carpe avec du plastique !

Un bilan plutôt positif

Cette carpe n’a fait qu’une bouchée de mon maïs artificiel et de mon faux asticot.
Cette carpe n’a fait qu’une bouchée de mon maïs artificiel et de mon faux asticot.

Malgré avoir fait une décroche et une casse, le bilan de cette session est quand même positif : un poisson qui, à 200 grammes près, aurait égalisé mon record (pas de chance, il ne fera « que » 22,8 kilos) et un bon moment de partage passé avec mon ami Willy. Malgré des conditions climatiques très difficiles (un vent glacial et jusqu’à -6°C la nuit), ce fut encore une session très enrichissante et pleine de rebondissements. Capturer un poisson de la sorte en plein hiver, fait sacrément chaud au cœur ! L’acharnement a encore une fois payé…

Comme souvent, les appâts artificiels m’ont permis de sauver la session, cela fait maintenant des années que j’utilise ces esches, et force est de constater que les résultats sont très bons puisque je fais environ 50% de mes poissons avec. Un grand merci a mon ami Mehdi Daho qui m’a convaincu de l’efficacité du plastique …

Un commentaire

  1. belle pêche ! la précision ça raporte gros ! deux grains de faux maïs flottant m’ ont surpris et maintenant je n’ hesite plus a m’ en servir.

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