Amorce pour la brème en étang : quelques recettes efficaces

S’il fallait prendre au pied de la lettre les conseils de nos maîtres, nous serions tenté d’amorcer lourd pour prendre les gros poissons et plus léger pour la friture. Ceci se comprend aisément car il serait dommageable de gaver les poissons présents sur le coup. Ceci est d’autant plus vrai en eau calme. La température de l’eau joue un rôle important sur la délitation des farines et une eau moyennement froide mettra plus de temps à décomposer les farines qui composaient l’amorce massive de départ qu’une eau tempérée. Ceci est facilement vérifiable puisqu’une rivière dont l’eau coure désagrège les boules avant qu’elles ne touchent le fond. En canal, ce sont les éclusées qui lavent le fond. En étang la décomposition de l’amorce est donc plus longue… mais ceci dépend avant tout des farines qui composent cette amorce. Parfois l’amorce peut être « explosive » et « travailler » très rapidement.

Faut-il amorcer lourd ?

Sur un parcours régulièrement amorcé, ceci ne pose pas de problème particulier. Les brèmes sont habituées au bruit des boules tombant dans l’eau et ceci est même un signal de nourriture qui les attire rapidement sur le coup.

Sur un parcours peu fréquenté, l’amorçage devra être plus discret mais plus conséquent dès que les brèmes seront sur la zone amorcée afin de les maintenir sur le spot. Il convient donc, dans ce cas, d’appliquer une autre méthode pour attirer les brèmes : le rappel cadencé continu. Cette tactique de petites quantités souvent renouvelées pour créer un rythme d’appel de nourriture laisse rarement la brème insensible.

Pêcher la brème à la grande canne

La brème aime la nourriture facile à trouver. Pour maintenir le poisson sur le coup, l’amorçage à la coupelle est une tactique récente qui donne d’excellents résultats sur tous les parcours, donc aussi en étang. La composition des farines doit permettre au mélange de traverser la couche d’eau avant de travailler horizontalement sur le fond.

  • Une couleur « pain brûlée » est rassurante pour les petits sujets.
  • Une amorce plus claire n’effraie pas les grosses « brèmasses ».
  • L’ajout de poudre traçante ou de litou est alors possible.
  • L’incorporation de micros pellets est tout à fait envisageable.

Pêcher la brème à l’anglaise

À l’anglaise, les farines doivent supporter la distance, mais se déliter aussitôt dans la couche d’eau en formant une masse de nourriture posée sur le fond. Prodigieuse alchimie…

Pour l’étang une amorce très collante n’est donc pas nécessaire et les boulettes de rappel forment une descente de nourriture pendant leur action d’ascenseur vers le bas. Cela facilite l’angle de précision sur une surface restreinte et par conséquent le regroupement des poissons.

  • Si les touches ralentissent, distribuez plus souvent.
  • Si, au contraire, les touches sont fréquentes, inutile de rappeler constamment.

Il faut donc régler la cadence à l’appétit des poissons, en sachant qu’une modification de la constance de ce rappel peut devenir contre productif. Il arrive d’ailleurs, lorsque les touches sont franches et régulières, d’oublier de rappeler. Les poissons vont alors voir si le restaurant d’à côté est ouvert… chez votre voisin par exemple !

Pour rester « dans le coup », disons qu’il vaut mieux amorcer modérément et animer le coup fréquemment par un rappel modéré.

Quelques farines de bases destinées à la brème

  • La chapelure de pain est prépondérante dans toutes les amorces à brèmes, quelle que soit la modification de sa cuisson ou de sa composition initiale.
    • La chapelure blanche est celle de la mie de pain, légèrement collante.
    • La rousse est moins collante : elle est remise au four une fois réduite en poudre, pour une cuisson prolongée.
    • La blonde peut être fine ou grossière et tente tous les poissons.
    • La chapelure anglaise est très fine et très collante et sera utilisée dans les rivières à courant soutenu et les fleuves profonds.
  • Le PV1 collant est un dérivé de l’alimentation animale. Marron foncé une fois mouillé, il est lourd et collant, légèrement sucré.
  • Le biscuit est un produit collant et sucré qui intéresse beaucoup la brème dès les beaux jours. Il s’agit d’un produit gras et gavant qu’il faut utiliser avec modération comme la galette au beurre en été dans les étangs profonds.
  • L’arachide, ou plutôt la cacahuète moulue, est une farine incontournable. Elle se marie très bien avec la farine de maïs.
  • La gaude de maïs est un liant qui dégage une très bonne odeur parfumée. La brème semble être de cet avis.
  • L’œillette moulue est d’un noir intense, légèrement bleuté. Elle contrarie notre conception des amorces claires qui attireraient immanquablement les brèmes, mais s’utilise davantage en hiver!
  • Le brasem est très apprécié de la brème. Pour le fabriquer soi-même il suffit de râper de la noix de coco et d’ajouter petit à petit de la mélasse en remuant l’ensemble. Vous obtiendrez une poudre beige foncée légèrement collante.

Recettes amorce brème en étang

AMORCE BREME – ETE
étang moins de 1 mètre
1 partbiscuit sucré fin
1 sachetbrasem
3 partschapelure blonde
1/4 partchènevis moulu cuit
1 partcrème de riz
1 partfarine de maïs
1/4 partpop corn
1/4 parttracix blanc

 

AMORCE BREME – ETE
étang de 1 à 2 mètres
1/2 partarachide grasse
1 partbiscuit sucré fin
1 sachetbrasem
3 partschapelure blonde
1/2 partchènevis moulu cuit
1 partfarine de maïs
1/2 partgaude de maïs
1/4 partpop corn
1/2 parttracix blanc
AMORCE BREME – ETE
étang plus de 2 mètres
1 partarachide grasse
1 partbaby corn
1 partbiscuit sucré gros
1 sachetbrasem
3 partschapelure blonde
1/4 partgluten de maïs
1 partlin moulu
1/8 partlitou
1/2 partpudding

 

AMORCE BREME – HIVER
étang plus de 2 mètres
2 partsterre de Somme
1 partPV1
1/2 partpain d’épices chocolat
1/2 partoeillette moulue
1/2 partgluten de maïs
1/2 partchènevis moulu cuit
3 partschapelure rousse
1 sachetbrasem

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer
180 Partages
Partagez180
Tweetez
Email