La perche soleil : tout savoir sur ce poisson arrivé en 1877

La perche-soleil est originaire du nord-est de l’Amérique du Nord (Caroline du sud et Canada). Elle a été introduite accidentellement dans les rivières en France (1877) alors qu’elle faisait partie d’une étude par les scientifiques du muséum d’Histoire Naturelle. De forme aplatie, sa robe est chatoyante, colorée dans les tons vifs de bleu, de vert avec des taches orange et jaune, ce qui en fait un poisson d’agrément qui plaît beaucoup aux aquariophiles. Sa petite bouche est oblique, tournée vers le haut et sa nageoire dorsale, armée de trois aiguillons, est divisée en deux parties. Le mâle est plus grand que la femelle. Ce poisson partage le nom de perche avec sa cousine eurasienne mais c’est une espèce différente.

Caractéristiques de la perche soleil

  • Taille moyenne : 5 à 15 cm
  • Longueur maxi : 23 cm
  • Poids moyen : 50 à 120 grammes
  • Poids record : 620 grammes
  • Durée de vie :  4 à 8 ans

Habitat

Poisson grégaire, la perche-soleil fréquente les rivières de plaine aux eaux calmes, mais elle préfère les eaux stagnantes des étangs et ballastières et supporte les eaux légèrement salines (Camargue). Elle a un régime alimentaire varié : vers d’eau, crustacés, insectes aquatiques, alevins, petits vertébrés et œufs des autres poissons.  Prédateur, elle est considérée comme une espèce nuisible et à ce titre ne peut être remise à l’eau ou transportée vivante. La perche-soleil vit généralement en groupe mais les grands sujets sont souvent solitaires.

Reproduction de la perche soleil

Le frai dure de mars à août. La femelle pond environ 3000 œufs dans un nid construit et défendu âprement par le mâle qui accepte plusieurs femelles. Il défendra le nid pendant plusieurs jours mais cannibale, il n’hésitera pas plus tard à dévorer sa propre progéniture. L’incubation est courte, environ trois jours, lorsque l’eau atteint 20°. La maturité est atteinte vers l’âge de deux ans. La perche-soleil est présente sur la totalité du territoire à quelques rares exceptions (Bretagne de l’Ouest, Cotentin et Corse).

Pêche de la perche soleil

La pêche de la perche-soleil n’est pas vraiment compliquée. C’est d’ailleurs un poisson parfait pour les débutants puisqu’il gobe à peu près tout ce qui se trouve à sa portée et il ne quitte que rarement les bordures et les zones peu profondes. Ce poisson est superbe avec ses couleurs, mais attention, son épine dorsale peut laisser de mauvais souvenirs. Rare sont les pêches spécifiques de ce poisson, mais on la pêche bien souvent au coup.

4 commentaires

  1. merci de cette article, j’ai découvert ce poisson lors de vacances vers limoge ,st feyre , jarnage.
    jamais vue cela avant par chez moi dans le pas de calais(cote d’opale) j’ai depuis longtemps délaissé l’eau d’eau pour le milieu salé,j’ai la mer a -1km de ma maison…
    j’ai donc découvert se poisson avec mon fils de 6ans qui fait ses premiers pas avec son papa a la pêche ! un tres jolie poisson, je ne savais pas que l’espece était nuisible j’ai remis la majorité a l’eau mais ils sont vorace et avale tout rond ! jolie poisson jolie couleurs mais dommage qu’il prolifère autant au détriment de nos poisson ! 50% de la pêche repart vivant une petite contribution sans le savoir a l’ecco système de nos plan d’eau ! mais un bon moment en famille !

  2. C’est mon poisson préféré mais je me pose une question. Sa nageoire dorsale est t’elle empoisonné ou elle pique sans venin simplement?

  3. En fait, il n’existe pas la moindre étude qui prouverait que cette espèce serait vraiment « nuisible » aux écosystèmes français.

    La perche-soleil peut proliférer autant qu’elle veut, elle ne remplace aucun poisson indigène. Comme la plupart des autres poissons introduits en France, elle a réussie a trouvé sa propre niche écologique sans supplanter une espèce indigène. On dit, on dit… mais dans les faits ce n’est ce qu’on observe. Tout au plus elle aurait pris un peu de place au gardon et à l’épinoche, qui sont toujours très abondants, mais je ne vois pas de quel autre poisson elle aurait pu « prendre la place » au point de les mettre en péril. De plus elle a des prédateurs, et notamment le brochet qui en raffole, ainsi que le black bass là où ce dernier est présent.

    Pour moi la perche soleil est le cas typique de l’espèce invasive diabolisée à tort, sans le moindre fondement scientifique (mise à part les idées générales très théoriques sur les espèces invasives, qui ne sont absolument pas applicables dans tous les cas). Elle est simplement « non indigène » et devenue abondante. Elle est trop facile à attraper et donc pas intéressante pour les pécheurs, qui l’accusent donc forcément de supplanter les autres poissons, alors que ce n’est pas vrai pour cette espèce en France.

    En revanche j’ai pu remarquer que c’est plus problématique lorsqu’elle est introduite dans des petites mares à amphibiens, normalement sans poissons. Dans ce cas elle est très nuisible à nos amphibiens dont les larves ne tolèrent pas la présence de poissons. Mais c’est tout aussi vrai si on introduits de gardons indigènes, des poissons rouges u n’importe quel autre poisson dans ces mares.

    1. en 1957 et 1965 nous péchions des perche soleil au bord dans les herbes elle étaient avec les goujons fait de grosse fritures et trés bonne gout perche je ne vois pas pourquoi on la classe nuisible quand je fais une friture je les garde c est la polution qui a tué les goujon pas les perches soleil tout du baratin

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