Pêche à la dandine : une technique de pêche oubliée

La pêche à la dandine est une technique de pêche parmi les plus connues et simple à réaliser, elle permet de faire de belles parties quand les perches sont de sortie.

Quelle que soit la saison, cette technique peut s’avérer forte utile. Un montage simple, une animation qui l’est tout autant, elle permet d’énerver les perches efficacement, parfois même avec une simple canne à coup !

Les montages, les esches et le matériel pour pêcher à la dandine

Pour le montage, rien de plus simple : directement sur le corps de ligne de couleur neutre, glissez une balle nickelée d’une dizaine de grammes puis une perle, ou un tube caoutchouc de couleur, et votre hameçon et c’est fini ! Un simple numéro 6 ou 8 fait l’affaire. Vous pouvez au gré de vos envies, remplacer la perle par un leurre souple, mettre un triple à la place du simple, escher plusieurs vers de terre… Vous pouvez aussi mettre un flotteur coulissant librement sur la bannière pour les postes éloignés et dandiner à distance après avoir lancé. Le flotteur vous permettra alors de réaliser plus facilement une dandine verticale. Prenez-le avec un embout laiton sur l’orifice supérieur : il protégera le fil lors de l’animation.

Vous pouvez également choisir un plomb palette pour une technique à part entière. Libre à vous également de diversifier les esches. Les meilleures étant bien entendu les petits vifs, ainsi que les vers. Une bonne trentaine pour une matinée de pêche n’est pas de trop, notamment si vous en eschez plusieurs en même temps car, plus il y en a, mieux c’est…

Concernant le matériel, tout dépend si vous opérez depuis le bord ou non. Dans ce cas, une canne de 5m type bolognaise peut s’avérer utile mais également assez lourde. Vous pouvez tout à fait utiliser une canne plus courte mais gardez à l’esprit que le scion doit être souple pour ne pas étriquer la nage de l’ensemble. Ainsi, une canne tirette, voire même pour streamer en soie de 9/10, fait très bien l’affaire ! Un moulinet taille 1000 comme on l’utilise pour le lancer léger convient parfaitement. Avec du 20°/°° vous êtes paré. C’est vrai, du bord, cet ensemble moins long vous ferme quelques portes niveau distance mais il vous évite de vous fatiguer plus r

rapidement. Et, comme nous le verrons après, avec un bon choix des postes, vous pouvez très bien vous en sortir avec une canne courte. En barque, vous pouvez même opter pour un ensemble casting. Une tresse fine et un bas de ligne neutre d’1m50 en 20-24°/°° seront suffisants avec un frein doux.

Pêche à la dandine des carnassiers

Les postes et les animations pour la pêche à la dandine

Encore une fois : barque ou depuis le bord ? Dans le premier cas, laissez-vous porter par le courant, cela vous permet de vous faire une carte mentale du fond et bien entendu d’accéder à des postes inattaquables autrement. En automne, les zones de nénuphars morts sont très bonnes. Elles sont généralement sur les rives convexes où il y a peu de courant, ce qui est une bonne chose pour peigner convenablement un poste. Les racines sont tout aussi bonnes parfois, mais elles accueillent généralement des petits sujets. Ce sont surtout les éboulis, arbres morts et, surtout, les embouchures de tributaires qu’il faut travailler. Pour ce dernier d’ailleurs, gardez un contact constant pour ne pas bloquer le plomb dans les blocs rocheux. Quant aux piles de pont, vu les nombreux arbres morts qu’elles accueillent sur leur face amont, c’est un paradis à perches, mais un cimetière à montages… place alors au montage « gambe ». L’astuce est de s’ancrer en amont pour jouer avec la longueur de corde afin d’attaquer la pile au plus près des obstacles.

Pêche à la dandine des carnassiers

Visez les postes marqués

Sur un poste depuis le bord, comme votre montage est réalisé directement sur votre corps de ligne, il vous est possible de passer votre canne dans les branches pour l’attaquer en plein cœur. Vous pouvez ainsi l’atteindre en remontant le montage jusqu’au scion. Pas d’accrocs ! Ce qui n’est pas possible avec une agrafe accueillant le montage… C’est l’avantage d’attaquer depuis le bord : avec une barque, on doit l’immobiliser et c’est rapidement une besogne. Ainsi, depuis le bord, choisissez vos postes en fonction. Les quais en villes sont parfaits pour cela par exemple. Les perches y sont régulièrement, les profondeurs correctes et les bateaux amarrés sont des postes de choix. Visez surtout le faible espace entre le bateau amarré et le quai lui-même : les carnassiers s’y sentent invulnérables… par contre combat tendu garanti ! Quant aux canaux, ils sont le meilleur coin pour cette pêche, tant cet endroit a de points communs avec les quais. Vous pouvez même utiliser ici une canne à coup pour cette technique ! Du vrai sport !

 

Le maitre mot : « Simplicité »

L’animation est simplissime. Il s’agit de relevés de canne, suivis de descentes ligne tendue. Vous pouvez agrémenter le tout de tremblements sur place, d’arrêts pendant la chute, d’accélérations… et à la moindre touche, attendez une demi seconde et ferrez !

Ainsi, la dandine fait partie de ces techniques anciennes qui méritent d’être remises au goût du jour. Simple à réaliser et à pratiquer, elle permet de cibler la perche, une espèce grégaire pour qui cette technique a été faite.

Pas de balle ? Place à la chevrotine brillante !

J’ai souvent gratté des plombs lorsque je n’avais pas de balles nickelées. Mais le résultat passe assez vite. J’ai alors usé d’une petite astuce : j’enroule mes chevrotines dans du papier alu’ que je bloque dans la fente de cette dernière. Je pince le tout juste au-dessus de l’hameçon et les résultats sur les perches sont très bons !

2 commentaires

  1. Question:

    Est-ce que la pèche à la dandine n’est pas comparable à la pêche verticale ou Djig?

  2. Bonjour,

    oui effectivement, car c’est une pêche verticale. Dans son mouvement elle se rapproche beaucoup de la verticale, du drop-shot, etc, etc… car les animations sont parfois infimes, lentes et au raz du fond.
    Pour la recherche des loups (ou « bars » en Atlantique), les animations en verticale sont beaucoup plus amples.

    Pour le jig, elle s’en rapproche beaucoup moins, car c’est véritablement une technique à part entière et, qui plus est, active sur toute la colonne d’eau. De plus, les vitesses de remontées sont parfois importantes, notamment en tropicale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page