Pêcher la carpe en vélo en famille pendant les vacances

Cette fois nous partons en famille le long de la rivière Ognon, en Haute Saône, pour un périple en vélo et une session de pêche de carpes, barbeaux, chevesnes… au quiver.

PRÉPARATION

Après un périple d’un mois dans le massif central avec notre fils Milo lorsqu’il avait un an, notre emploi du temps ne nous a pas permis de renouveler l’expérience et les vélos ont pris la poussière pendant 10 ans ! Aujourd’hui les enfants ont grandi et ils sont autonomes sur leur vélo. Aussi, nous avons décidé de reprendre la route au départ de la maison, le long de la rivière Ognon qui forme une frontière naturelle entre les départements du Doubs et de la Haute-Saône. A sa source, c’est une rivière à truite pendant une vingtaine de kilomètres mais nous allons suivre une partie plus large et plus calme de deuxième catégorie qui recèle de belles populations de poissons blancs tels que le chevesne, le hotu, le barbeau, la carpe et quelques silures qui constituent des cibles de choix à pêcher au quiver. Il faut cependant adapter le matériel de pêche à une contrainte de volume et de poids embarqué, puisque tout doit tenir sur les vélos, en plus du matériel de camping, des habits, de la cantine… Il faut donc faire des choix drastiques et éliminer tout le superflu ! Le matériel choisi est robuste et fiable parce qu’il n’y aura pas de possibilité de passer par un magasin pour remplacer des éléments défaillants. Les cannes quiver de forte puissance sont équipées de moulinets taille 4000, garnis de nylon 35/100 pour faire face à toutes les situations. La boîte de terminal tackle est réduite au minimum avec juste une bobine de fluoro, deux pochettes d’hameçons : un VMC7022 en taille 4 pour monter des bouillettes en 20mm et un VMC7019 en taille 10 pour monter  des pellets en 10mm, une boîte avec des émerillons, des élastiques, une aiguille à bouillettes, des stop bouillettes, des plombs, un couteau et des ciseaux. A cela, viennent s’ajouter une épuisette, un sac d’appâts et un baitrocket. Concernant les appâts, impossible de charger toute une panoplie de bouillettes, pellets, popup… Pour une pêche dans une rivière sauvage de ce type, un mélange de pellets de plusieurs diamètres et de bouillettes The Crave constitue une bonne base pour intéresser quelques gros poissons.

ON THE ROAD AGAIN

L’heure est venue de prendre la route et, par je ne sais quel miracle, on a réussi à boucler toutes les sacoches avec le matériel nécessaire pour notre périple ! Les enfants sont ravis que ce projet de road trip familial se réalise enfin et les premiers tours de roue sont empreints d’une excitation palpable. Après quelques kilomètres, nous quittons notre cher plateau des 1000 étangs pour commencer à descendre la vallée de l’Ognon et nous passons de village en village pour éviter les grands axes et rejoindre la voie verte Lure-Villersexel-Bonnal, interdite aux véhicules motorisés, qui offre un confort vraiment appréciable pour rouler en vélo. Les jambes tournent bien et la route file en nous laissant apercevoir la rivière de temps à autre, le long d’une haie ou depuis le parapet d’un pont… La journée de vélo se passe bien nous arrivons au camping à l’heure du goûter, même pas fatigués ! Il est temps désormais d’installer le campement et nous avons la chance de pouvoir planter la tente à quelques mètres de la rivière, ce qui va faciliter l’organisation de la session pêche. Il y a un poste de pêche vraiment marqué à exploiter avec des arbres couchés dans l’eau sur la rive d’en face qui offrent une bonne zone de tenue. Juste en amont, une zone dégagée avec une souche qui forme une retourne où le courant vient déposer de la nourriture pour les poissons.

PLACE A LA PÊCHE

Il y a un peu de travail avant de commencer à pêcher puisque le matériel a été réduit à son minimum. Il est temps de sortir la scie et le couteau pour remplacer les piques et les supports de canne par des fourches en noisetier, et préparer deux piquets pour mesurer la distance de pêche et être efficace dans l’amorçage au spod et le lancer des montages. La retourne localisée sur la berge d’en face est amorcée copieusement au spod avec un mélange de pellets et des bouillettes coupées en deux, matin et soir pendant deux jours. Suite à une casse le premier soir de pêche, toujours pas de poissons et c’est au matin du deuxième jour qu’un moulinet s’emballe, s’ensuit un combat tout en puissance le long des arbres couchés dans l’eau, le matériel est à la limite pour contrer le rush de ce poisson qui fini par rejoindre la pleine eau… C’est une carpe ! Une belle miroir de rivière très massive et pleine d’énergie qui rejoint l’épuisette après un combat acharné. Quel plaisir de pouvoir contempler une telle merveille au petit matin et de partager ce moment en famille ! La journée, la rivière est aux canoës et aux baigneurs qui profitent de la fraîcheur de l’Ognon en cette période de grandes chaleurs et les montages rejoignent la zone d’amorçage pour un dernier coup du soir vers 19h00. D’abord un chevesne puis un joli barbeau, ce sont des poissons sauvages qui méritent tout notre respect et c’est toujours un plaisir de contempler un beau barbeau, c’est un poisson vraiment superbe, taillé pour le combat. Le coup du soir se termine là-dessus et c’est l’heure de ranger le matériel parce que demain, il faut reprendre la route !

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