Pêche des carnassiers en canal : traque des spécimens

Depuis de nombreuses années le canal est mon terrain de jeu favoris. Formé par les « anciens », non avares de conseils et désireux de transmettre leur passion, ils m’ont fait découvrir ce milieu fascinant et dévoilé quelques uns de ses secrets. Un milieu singulier. Une succession de biefs qui se ressembles mais qui, au final, on chacun leur particularité. C’est se qui le rend difficile d’approche. A chaque saison il offre un visage diffèrent et il faut s’adapter.

En ce qui me concerne, c’est à l’automne que les choses sérieuses commencent. A cette période, le poisson entre en activité de manière frénétique mais sporadique. Les eaux s’éclaircissent avec l’arrêt de la navigation. Les herbiers commencent à tomber laissant place à des fonds désertiques. Le canal plonge dans une léthargie apparente mais il ne faut pas s’y fier. La nature se prépare à l’arrivée de l’hiver. La faune fait ses réserves pour affronter les nuits froides. Le poisson n’échappe pas à cette règle. Encore faut-il le trouver !

Pêche des gros poissons carnassiers en canal
Un magnifique sandre

Les poissons blancs se rassemblent. Trouver ces concentrations demande de l’attention. L’observation et la patience sont indispensables. Être persévérant et avoir de bonnes chaussures est nécessaire pour affronter ces étendues d’eau monotones et rectilignes qui paraissent sans vie. Les sens en éveil, lire l’eau, être à l’affût du moindre trouble qui pourrait trahir une chasse ou un déplacement. C’est une traque qui s’engage pour dénicher les plus gros spécimens. Trouver le Graal. Ce poisson dont chaque pêcheur rêve dès qu’il pose la main sur sa canne. Des heures passées à chercher, souvent ponctuées par un capot magistral. Et puis un jour, toutes les conditions sont réunies. Le bon leurre, au bon moment et au bon endroit. Il suffit d’une touche et celui qu’on cherche depuis des jours,des semaines, est là au bout de la ligne. On en tremble et on s’applique pour ne pas le perdre. Une fois sur la berge, c’est une explosion d’émotions. On contemple ce poisson majestueux avec de grands yeux d’enfants. Sous l’effet de l’adrénaline on est en extase et plus rien n’existe. Une séance photo fier et heureux puis on refait, relate inlassablement ce combat. Très vite cet instant magique laisse place à un nouveau cycle. Il faut recommencer, repartir sur une nouvelle traque le long de ces berges plates et sans fin, jusqu’à trouver le prochain roi du bief.

Frederic Froget

Un pêcheur inspiré par la passion, qui a créé Morvan Fishing Rod pour les amoureux de la pêche désireux d’avoir une canne sur mesure et/ou customisée.

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