La pêche au coup aux appâts naturels : pourquoi ne pas essayer ?

Nul doute que les appâts naturels ont une notoriété évidente pour les pêcheurs de truites… Bien que cette réputation ne soit certes pas usurpée, il est dommage d’oublier que tous les poissons, de l’ablette au silure, s’alimentent naturellement de ces esches.

Pour faire de belles bourriches, il est tout de même conseillé de savoir ce qui se passe sous l’eau. La majorité des appâts aquatiques utilisés par les pêcheurs sont les éphémères et les trichoptères. A ces larves il convient d’ajouter les gammares qui sont de minuscules crevettes d’eau douce.

Le problème d’utilisation de ces larves tient surtout à leur petite taille, mais aussi à leur conservation. La bonne méthode est de les mettre dans une boîte aérée sur un gant humide ou de la mousse. Humidifiez, sans trop, de temps en temps.

 

Les larves aquatiques

Elles sont difficiles à ramasser et parfois à escher. Issues des œufs d’insectes avant qu’ils ne deviennent des insectes parfaits, les larves sont les meilleures esches pour la pêche, tous poissons confondus.

Il faut chercher plutôt chez les pêcheurs amateurs locaux, le bon sens, celui de l’homme de la terre et de la rivière, pour trouver des esches ramassées consciencieusement à la main, comme le « traine-buche » et la petite bête (larve de la grande éphémère).

Il s’agit pourtant de l’alimentation naturelle du poisson lorsque le pêcheur est absent !

Les appâts naturels pour la pêche
@ENTOMART
Le porte-pierre est la larve de la phrygane (tricopthère) qui fabrique un fourreau pour se protéger des prédateurs.

 

Les larves d’éphémères

Elles sont trop petites pour être eschées à un hameçon, mais elles sont parfaites pour être déposées à la coupelle sur le coup. La « manne » éclot en août et peut se proposer sur un hameçon de 16 pour le chevesne et le rotengle.

Les appâts naturels pour la pêche
Les larves aquatiques sont au menu naturel de tous les poissons.

Les larves de trichoptère

Dans la plupart des rivières de montagne, vous trouverez des larves de trichoptères sans fourreau, sous les galets dans les zones courantes. Cette larve est parfaite sur un hameçon fin de fer de 15 ou de 16.

 

La teigne

La teigne (Galleria Mellonella) appelée aussi fausse teigne de la cire ou ver du rucher est la larve d’un papillon de nuit, de la famille des mites, qui colonise les ruches. Elle ressemble à une petite chenille de 1,5 à 2 cm de long, tendre, blanche jaunâtre avec une petite tête marron foncé. La teigne vendue en copeaux est généralement plus consistante et plus pâle que la teigne vendue en rouleaux et elle est plus grosse. Très peu utilisée pour le coup, elle permet néanmoins de sauver une partie de pêche sur de grosses brèmes, tanches ou des hotus. A conserver à l’abri de l’humidité.

Les appâts naturels pour la pêche
Très peu utilisée pour le coup, la teigne permet néanmoins de sauver une partie de pêche sur de grosses brèmes, des tanches ou des hotus.

Le ver de farine

Le Ténébrion meunier (Tenebrio molitor) est un insecte coléoptère qui affectionne notamment les farines de céréales où la femelle pond des œufs petits et transparents, difficiles à détecter dans la farine. Il en sort de minuscules larves blanches, qui se colorent peu à peu. Après un mois, la larve est vermiforme, de couleur marron-jaune que l’on l’appelle le « ver de farine ».

Comme la teigne, cette esche est très peu utilisée pour la pêche au coup mais s’emploie avec succès dans des tactiques entre deux-eaux visant surtout les carassins et les chevesnes.

Les appâts naturels pour la pêche
Le ver de farine intéresse principalement : barbeau, brème, hotu, carpe, carassin, chevesne.

Le gammare

Omnivore, le gammare (Gammarus roeselii) est un minuscule crustacé d’eau douce de 0.8 à 2 centimètres qui se nourrit d’algues. Il est riche en caroténoïdes et sa consommation exagérée donne à ses prédateurs, notamment la truite, une chair rose et un goût hors du commun. Le gammare (Gammarus pulex) ou « crevette d’eau douce » est considéré comme un bio-indicateur des ruisseaux et des rivières absentes de pollution. Il nage vite en « marche arrière » ou rampe sur le flanc et possède sept paires de pattes. Pour conserver les gammares il convient de les placer dans le bas du réfrigérateur (8°).

Les appâts naturels pour la pêche
Le gammare intéresse principalement : le gardon, le hotu, la tanche, le vairon, le goujon.

Le Tébos

Le « tébo Chilecomadia Morio » est la chenille du papillon de nuit du Chili, un vers de bois appelé aussi « ver de beurre » ou Tébo ou Tébos. Son corps mou mesure entre  et 4,5 centimètres de long et il ressemble à une grosse teigne de couleurs vives (jaune orangé et rouge). Cette larve dégage une odeur extrêmement fruitée qui attire les poissons les plus difficiles, notamment à la fin du printemps, lorsque les eaux commencent à se réchauffer légèrement.

Il peut survivre environ 3 mois si vous les gardez au réfrigérateur entre 5 à 10°C à condition de lui fournir un substrat sec comme des tranches de pomme. Attention à l’utiliser avant sa métamorphose, il devient un superbe coléoptère noir.

Les appâts naturels pour la pêche

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