La pêche à Soutenir (palangrotte)

En Méditerranée il est une discipline que beaucoup de personnes aiment pratiquer, souvent dans des endroits un peu sauvages encore protégés du béton et du goudron, dans un cadre généralement fait de roche naturelle : la pêche à la palangrotte, aussi appelée pêche à soutenir. C’est une pêche familiale, une pêche de copains. Les poissons recherchés sont généralement tous les poissons de roche qui rentrent dans la composition de la soupe de poissons ou de la bouillabaisse. Vous y trouverez les girelles, les crénilabres, les sars, les rascasses et une multitude d’autres espèces qui pourront remplir votre bourriche et afficher toutes les couleurs de l’arc en ciel, avec en prime une belle odeur iodée de Méditerranée. Sur tout le pourtour de notre très chère Méditerranée, il y a de nombreux caps ou coins rocheux encore un peu préservés où vous pourrez pratiquer votre passion.

Le matériel pour la pêche à soutenir

Pour ce type de pêche très tactile, rien de très compliqué :

  • une canne à buscle de puissance moyenne 30/120 gr, à scion interchangeable suivant les distances de pêche souhaitée et la sensibilité voulue. Plus la mer sera calme et translucide, plus il vous faudra être discret. Un des premiers éléments dans la discrétion est un scion ultra sensible pour pouvoir visualiser les plus petites touches.
  • un moulinet de taille moyenne, garni de tresse ou d’un nylon de qualité. La différence entre ces deux éléments est une affaire de choix personnel.

En effet, grâce à la tresse et à son absence totale d’élasticité, vous détecterez la moindre touche et vous serez en contact direct avec votre prise. Par contre, la moindre erreur ne pardonne pas et les décrochages peuvent être plus fréquents. Le nylon, quant à lui, vous pardonnera quelques erreurs du fait de son élasticité, mais vous visualiserez moins facilement les touches. Sur des fonds encombrés, quand on ramène trop doucement, il y a aussi un risque de faire traîner le plomb un peu sur le fond et de rester coincer.

 

 

Votre poste de pêche

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Il n’est pas rare de faire des doublés quand on pratique la pêche à soutenir .

C’est avec ces quelques indications et un peu d’entrainement que vous déterminerez suivant vos postes de pêche ce qui est le mieux pour vous. C’est une affaire de choix.

 

Le montage

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Le séran écriture, une espèce relativement petite, est un sacré prédateur de petits alevins.

Pour les novices, il est conseillé de réaliser des montages à deux empiles car cela diminuera les risques d’emmêlage.

Par contre, si vous commencez à bien maîtriser la technique, un montage à trois empiles devient un choix indéniable et judicieux. C’est un montage relativement facile à faire, réalisé fil sur fil avec généralement très peu d’accessoire. La pêche ayant souvent lieu dans des milieux chaotiques où l’on peut rester accroché sur le fond, il est recommandé de minimiser la perte de matériel. Vous vous munirez donc d’un peu de fil, si possible du fluorocarbone pour gagner en discrétion, de trois hameçons et d’une agrafe émerillonnée pour accrocher votre plomb. Pour raccorder l’empile au fil principal du montage, vous prendrez soin de faire un nœud dans le sens parabolique afin qu’elle remonte vers le haut du fil.

 

Les appâts

Les plus simples restent les vers marins comme les néerides, les mourrons ; mais vous pourrez également utiliser des morceaux de céphalopodes comme le calamar et le poulpe ou des coquillages comme le couteau.

 

 

L’action de pêche

En action de pêche, il vous faut être prêt et votre poste de pêche doit être adapté. Vous devrez vous sentir à l’aise et ne pas oublier votre salabre pour épuiser les belles prises.

C’est une pêche très active pleine de sensations. Très souvent, vous aurez à peine lancé votre montage que vous ressentirez rapidement dans le blank de votre canne de petits à-coups. Il faut être patient car souvent ce sont des petits poissons ou des poissons chipoteurs qui viennent juste goûter l’appât. Il faudra donc attendre une belle tiré pour exercer un très léger ferrage, juste pour amorcer une première prise de contact.

C’est souvent au début que la partie se gagne. Les beaux poissons vont tout de suite essayer de regagner leur trou ou leur cachette. Ne perdez pas de vue qu’un poisson qui se met dans un trou entraîne généralement un montage cassé car il est impossible de le sortir.

Je vous conseille, dans les premiers mètres, de légèrement brider votre prise et une fois décollée du fond, de prendre tout votre temps pour éviter la casse ou le décrochage. N’hésitez pas à vous servir de votre salabre pour sortir le poisson de l’eau. Ce serait dommage de perdre une belle prise en voulant la sortir de l’eau sans prendre de précaution.

Cette pêche active, plait vraiment à tout le monde, y compris les enfants. C’est une technique très active, où il faut garder tous ses sens en éveil et être toujours prêt dans l’attente d’une belle pitée qui vous tirera la canne vers l’eau.

Comme dans toutes les pêches, ne gardez pas toutes vos prises. N’hésitez pas à relâcher les poissons les plus petits et surtout ceux qui ne sont pas trop blessés et qui n’ont pas trop saigné.

Après une belle journée au bord de l’eau, il ne vous reste plus qu’à passer chez votre marchand de légumes pour acheter de belles tomates, des oignons, du fenouil, des carottes etc …. Enfin, avec un trait de pastis vous réaliserez une belle soupe de poissons qui sent bon la garigue.

Vous aimez pêcher en mer? Alors découvrez les autres articles traitant d’autres techniques de pêche en mer du magazine 1max2peche

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