Interview Nicolas Carrié pour son film « Les écailles du Diable »

A l’occasion de la sortie de son film « Les écailles du Diable », Nicolas Carrié, auteur sur 1max2peche, nous a accordé une petite interview pour parler de son projet qui voit son aboutissement aujourd’hui.

Bonjour Nicolas, tu sors un film sur la pêche de la carpe au lac du Salagou, peux-tu en dire plus à nos lecteurs ?

Bonjour, oui c’est exacte, « Les écailles du Diable » est un court métrage de 33 minutes, tourné sur le célèbre lac du Salagou, en conditions réelles ( je vous expliquerais plus loin ). L’histoire retrace une session d’une semaine, au plus près de l’action, fin octobre 2014.

Pour le tournage de ce court métrage placé sous le signe de la passion, j’ai fais appel à Michael Mallet de Fish Production et Romain Blot de Red rec film, je voulais une qualité d’image à la hauteur du site. Nous n’avons pas écrit de scénario, je leur ai expliqué ce que j’attendais et le ton que je voulais donné à ce film, Romain, qui s’est mis aux commandes, a tout de suite compris ce que je voulais, nous étions vraiment sur la même longueur d’onde. Les idées et les scènes sont venues naturellement, jour après jour.

Justement, quelle orientation as tu voulu donner à ton film ?

Je voulais que ce film soit différent de ce que l’on peut voir habituellement, je ne voulais pas un film technique où l’on passe plus de temps à voir du matériel, des montages et des grands discours technique. Je voulais vraiment mettre la grandeur du lac en avant, je suis un contemplatif, au bord de l’eau j’aime les belles ambiances, je voulais donc que ce film soit une invitation au voyage, en même temps avec un décor comme le lac du Salagou, le voyage et les belles ambiances sont partout.

Bien sur un film sur la pêche ne peut pas montrer que des paysages, il faut de l’action, du poisson, et malgré mon expérience sur le lac, le pari était loin d’être gagné d’avance. Au final, je voulais un film qui retrace la réalité de la pêche en grand lac, je crois que nous nous en sommes très bien approché.

DVD Carpe Les écailles du Diable

Réaliser un film sur un grand lac est toujours un pari risqué, peux-tu nous parler du tournage, comment cela s’est passé ?

Le tournage a débuté le dimanche matin, je suis arrivé sur le lac le samedi afin de prendre le temps de pouvoir choisir un bon poste, il n’y avait pas que la recherche du poisson qui rentrait en jeu, il fallait de l’immensité et de l’ambiance. Pour cela j’ai choisi de m’installer sur un secteur où nous pouvions profiter du lever du soleil et de son coucher, ce sont souvent des moments où le lac prend des couleurs sublimes, il ne fallait pas en rater une miette.

Romain et Michael sont arrivés le samedi après midi, ils se sont installés plus loin, afin que leur campement ne rentre pas dans les prises de vues, ainsi ils ont pu tourné sans se soucier d’éléments « parasite ». Nous avons profité de la première soirée pour partager un bon repas et pouvoir discuter de ce que j’attendais, la pêche ne s’annonçait pas facile, au contraire même, les difficultés étaient nombreuses, et rien n’était joué d’avance.

Il y avait vraiment beaucoup de monde sur le lac, entre 20 et 30 équipes déjà en action de pêche, et cela faisait trois semaines que la pression de pêche était constante, pour des résultats très médiocres sur l’ensemble du lac, faire un carton semblait impossible, il fallait néanmoins que je tire mon épingle du jeu. J’ai opté pour un très gros amorçage dans le but de rassembler du poisson, et donc essayé d’enregistrer des départs réguliers sur quelques jours dans l’espoir de prendre un départ en direct.

Après 24h de pêche, ma zone d’amorçage était envahie par les poissons, je dois admettre que j’étais plus que confiant pour la suite mais c’était sans compter sur les aléas de la pêche. Un gars s’est ancré en barque derrière mon repère et à commencer à clonker, sans prendre grand chose, mais il y a quand même passer la journée entière ! Lorsque je suis sortis sur les repères pour recaler mes lignes le soir, stupeur ! Il n’y avait plus un fish à l’écho là où j’avais rassemblé des bancs entier 24h avant ! Les poissons avaient fuit, très certainement à cause du bruit du clonk durant 8h ! Finalement la pêche s’est avérée très dure, digne d’une session sur le diable, il m’a fallu chercher, gratter, insister et ne rien lâcher pour réussir à tirer mon épingle du jeu et pouvoir présenter à l’écran quelques belles diablesses, de vraies conditions réelles, sans aucun trucage ! J’ai également eu la chance d’avoir la participation de Philippe Carrière (Filfish), qui m’a offert des rush de carpe en train de s’alimenter, des scènes inédites qu’il n’a encore jamais publier, je l’en remercie vivement, Philippe en profite d’ailleurs pour donner de nombreux conseils suite à ses observations en plongée au lac, des conseils riches d’enseignements…

Effectivement le programme s’annonce alléchant, où pourra t’on se procurer ton film ?

Le film est disponible en DVD, il est possible de le commander directement sur mon site, en paiement Paypal (il n’est pas nécessaire d’avoir un compte Paypal pour commander) ou bien par chèque, tout est expliquer sur le site, c’est très simple.

Pour tout ceux qui habitent dans l’Hérault ou qui viennent pêcher le lac du Salagou, il est également possible de le récupérer sur place pour éviter les frais de port, il suffit pour cela de me contacter.

Le prix de vente du DVD est de 12,9€ sans les frais de port qui sont de 3€ pour tout envoi postal en enveloppe matelassées.
Si j’ai un conseil à donner aux futurs spectateurs, ce serait de visionné le film sur un lecteur DVD salon et une télévision récente, je l’ai personnellement visionné sur un vieux téléviseur et sur un téléviseur LED récent, la différence est énorme, la qualité des images n’a rien à voir.

Un dernier mot ?

En guise de dernier mot, je voudrais juste signalé que j’ai fait ce film avec mes tripes et mon cœur de pêcheur passionné. Le but de ce DVD n’est pas d’attirer des hordes de pêcheurs sur le lac, mais simplement de faire découvrir aux pêcheurs amoureux des grands espaces un lac fabuleux, sur lequel la prise de poissons devient presque accessoire. Le lac du Salagou, c’est avant tout des paysages uniques, la pêche de nuit y est fragile, nous avons tous le devoir d’en prendre soin afin de pouvoir continuer à jouir de ces paysages encore de longues années, c’est de notre comportement au bord de l’eau que dépend l’avenir du lac, prenons en soin.

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