Le hotu, un poisson de fond aimant les eaux fraiches

Le hotu ressemble un peu à un chevaine avec un corps fuselé, et une forme plus élancée. La tête porte un museau conique avec un museau large, aplati, obtus. La bouche, petite, est rectiligne et en position infère, à ouverture droite ou faiblement arquée, avec des lèvres cartilagineuses à bords tranchants.
Les nageoires dorsale et anale sont à bases subégales. La coloration du corps est homogène, le dos est gris bleuté, s’éclaircissant sur les flancs, le ventre est blanc argenté. La nageoire dorsale, insérée à l’aplomb des pelviennes, est grise tandis que les nageoires pectorales, ventrales et anales sont rougeâtres. Le hotu (ou nase) tire son nom « d’âme noire » de la couleur noire de son péritoine, tissu qui tapisse l’intérieur de la cavité générale et enveloppe les organes internes.

Caractéristiques du Hotu :
  • Taille moyenne : 20 à 40 cm
  • Longueur maxi : 52 cm
  • Poids moyen : 250 à 1500 gr
  • Poids record : 2,500 kg
  • Durée de vie : 10 à 12 ans

Où trouver le hotu ?

Le hotu est un poisson bon nageur qui fréquente les eaux fraîches et rapides et qui tend à remonter de plus en plus en amont pour trouver des milieux favorables, ce qui le rend indésirable par les pêcheurs de truites et d’ombres. Il se nourrit essentiellement de larves, de mousses et d’œufs des autres espèces… comme tous les poissons de fond.

Reproduction du hotu

Vers l’âge de 5 à 7 ans, il porte des boutons nuptiaux et se reproduit de fin février, début mars jusque fin avril, dès que la température de l’eau atteint un minimum de 11-12 degrés, dans des courants bien oxygénés et sur fonds caillouteux. La femelle pond au maximum 100 000 œufs de 1,5mm de diamètre et le mâle dépose sa laitance avant de recouvrir le nid de sable léger.

Protection du hotu et classification en nuisible ?

Il a été dans les années 1960 à 1990 pourchassé, exterminé, qualifié de nuisible. Certaines revues halieutiques expliquaient même comment le détruire (Jean Bernard Boiron – le Pêcheur de France – juin 1981). Aujourd’hui il est en voie de disparition dans certains départements, protégé par quelques décrets préfectoraux et figure à l’annexe III de la convention de Berne.

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